
« Norme Qualité » : un hiatus de taille
Accoler ces deux termes à l’action de formation déclenche souvent un vif débat. « Norme » renvoie à la standardisation, la normalisation ; tout ce que réfute, à juste titre, la profession. De l’autre côté, il n’y a pas d’enseignement ou de formation sans enseignant ou formateur. L’un se confond avec l’autre et très vite la Qualité inclut la personne : et comment voulez-vous « normer le talent personnel » ? Ce n’est juste pas possible, direz-vous. Et vous aurez raison ! Il y a trop « d’humain » dans la valeur délivrée au client, élément qui par nature n’est pas mesurable objectivement.
Le formateur : l‘artisan du savoir
L’enseignement et la formation continue sont peut-être – mais pour combien de temps encore ? – les derniers bastions de l’artisanat. L’artisanat se distingue de l’industrialisation : l’artisan « fait » d’office de la Qualité, il la façonne avec son savoir-faire, elle varie à chaque fois en fonction des conditions dans lesquelles il se trouve. Au même titre que l’enseignant ou le formateur qui doit composer avec la « matière première » qu’il reçoit : les apprenants et le savoir à enseigner. Deux prestations de formation ne seront jamais identiques, même s’il s’agit du même savoir ou du même formateur.
De la norme au système
Lancez la discussion sur les normes Qualité et chacun viendra avec son discours « pour » ou ses arguments « contre »… Sur ce thème, il n’y a pas à être pour ou contre, n’oublions pas qu’une norme est inerte. Par contre, ce qui est vivant, ce sont les relations humaines qui existent dans l’institution d’enseignement ou l’organisme de formation et c’est en son sein que la Qualité se manifeste, à travers un système et non par une norme !
Optez pour le vivant ! Considérez la Qualité comme le résultat produit par un système. Et ce système n’est rien d’autre que votre propre organisation. La démarche Qualité vous permet de l’optimiser pour mieux atteindre vos objectifs et sécuriser vos activités.
Et vous, qu’en pensez-vous ?